Satan

  • Dictionnaire infernal

Satan, démon du premier ordre, du troisième selon Réginald Scott, chef des démons et de l’enfer, selon l’opinion générale ; démon de la discorde, selon les démonomanes, prince révolutionnaire dans l’empire de Belzébuth. Quand les anges se révoltèrent contre Dieu, Satan, alors gouverneur d’une partie du nord dans le ciel, se mit à la tête des rebelles ; il fut vaincu et précipité dans l’abîme. Le nom de Satan en hébreu veut dire ennemi, adversaire. Milton dit que Satan est semblable à une tour par sa taille, et, un peu plus loin, il fixe sa hauteur à quarante mille pieds. Il n’est pas invoqué dans les litanies du sabbat.

On a publié, il y a vingt ans, une Lettre de Satan aux francs-maçons ; elle eût pu être plus piquante. On a vu de nos jours, à Paris, un journal intitulé d’abord Satan, et ensuite le Corsaire-Satan, comme il y en avait un à Bruxelles intitulé Méphistophélès. Ce ne sont pas des esprits bien spirituels qui se mettent ainsi sous le couvert des esprits malins.

Satan, un jour, s’est montré à Faust, sous la forme d’un âne, avec des cornes longues d’une aune et la queue d’un chat[1].

1.

M. François Hugo, le Faust anglais.