Aluminium

  • Chimie
  • Encyclopédie moderne

Aluminium. La découverte de la composition des alcalis avait fait admettre, depuis longtemps, l’alumine au nombre des oxydes, bien que les essais tentés par Davy, et par MM. Berzelius et Œrsted, pour la décomposer, fussent restés infructueux. M. Woehler parvint, le premier, à isoler le corps simple qui, combiné à l’oxygène, forme l’alumine, et c’est à ce corps simple qu’il a donné le nom d’aluminium.

On sait que le chlore gazeux, en agissant sur un mélange d’alumine et de charbon, chauffé au rouge, décompose l’alumine et donne naissance au chlorure anhydre d’aluminium. Le procédé employé par M. Woehler pour obtenir l’aluminium, consiste à décomposer le chlorure ainsi préparé, par le potassium. En faisant chauffer, dans un creuset de platine, un mélange de ces deux corps, on observe, au bout de quelque temps, une élévation subite de température, qui est due à la formation du chlorure de potassium. La réduction est alors opérée, et l’aluminium est devenu libre. On laisse refroidir le creuset, et on le plonge dans l’eau ; le chlorure de potassium se dissout, et il se dépose une poudre grise qu’on lave à l’eau froide et qu’on fait sécher ; c’est l’aluminium.

Il se présente alors en petites paillettes douées du brillant métallique ; il est peu fusible. Chauffé jusqu’au rouge, au contact de l’air, il brûle avec vivacité et se convertit en alumine.

L’aluminium ne s’oxyde point dans l’eau froide ; mais, à une température de 50 à 60 degrés, il y a décomposition et dégagement d’hydrogène.