Brouillard

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Brouillard. On appelle brouillard une grande quantité de vapeurs répandues dans la partie de l’atmospbère la plus voisine de la terre, et qui troublent la transparence de l’air. Tout ce qui pourra fournir une grande quantité de vapeurs occasionnera des brouillards. Une rosée abondante qui passe de nouveau dans l’air, surtout si elle ne s’élève pas à une grande hauteur, y produit un brouillard. Des vapeurs qui, ayant été très divisées et portées à une grande hauteur, viennent ensuite à se condenser par une cause quelconque, produisent encore des brouillards.

Il suit de là que les brouillards doivent être plus fréquents dans les lieux qui peuvent fournir une plus grande quantité de ces vapeurs. Aussi, sont-ils beaucoup plus fréquents dans les lieux bas et humides, dans les endroits marécageux, le long des rivières et des étangs, que dans les endroits secs et élevés.

D’ordinaire, les brouillards ne sont composés que d’eau ; mais il arrive quelquefois qu’il s’y mêle des gaz fétides, dont quelques-uns sont nuisibles aux animaux et même aux végétaux.

Si les brouillards, qui sont très fréquents dans les saisons et les climats froids, viennent à se congeler, ils s’attachent en petits glaçons à tout ce qu’ils rencontrent, et forment ce qu’on appelle le givre ou frimas.

Si les brouillards s’élèvent assez haut dans l’atmosphère, et qu’ils y forment des amas compactes, il se produit ce qu’on appelle nuages ou nuées.

Si les brouillards, au lieu de s’élever, retombent vers la terre, ils forment souvent une petite pluie fine, que l’on appelle bruine.

Les brouillards sont plus fréquents en hiver qu’en aucune autre saison de l’année, parce que le froid de l’atmosphère condense alors plus promptement les vapeurs et les exhalaisons humides. C’est par la même raison qu’en hiver, l’haleine qui sort de la bouche forme une espèce de nuage, qui ne se manifeste pas en été.