Toniques

  • Médecine
  • A. Le Pileur
  • Encyclopédie moderne

Toniques. On a donné ce nom à une classe de médicaments qui relèvent les forces en augmentant graduellement l’action vitale des tissus, sans contracter leurs fibres comme les astringents et sans déterminer une excitation vive, prompte et presque uniquement nerveuse comme les stimulants.

Les principaux toniques empruntés au règne minéral sont : l’air pur de la campagne, des bords de la mer et surtout des montagnes , la glace, l’eau froide et le fer. Parmi les toniques végétaux, on emploie surtout les racines de la grande gentiane, les racines d’aunée, de bardane, de patience, de colombo, les tiges et les feuilles de petite centaurée, d’absinthe, de chicorée sauvage,de saponaire, ou les feuilles de noyer, le lichen d’Islande, les écorces de quinquina, de quassia amara, les cônes de houblon, etc.

Les toniques s’administrent sous différentes formes, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Ainsi les bains peuvent être rendus toniques par le mélange d’une forte décoction de plantes aromatiques. Il en est de même des fomentations, des frictions, des gargarismes, etc.

A l’époque où dominait l’école dite physiologique on avait proscrit, ou peu s’en faut, les toniques, regardés alors comme des agents d’irritation. On y est revenu maintenant, et l’on s’en trouve bien quand on sait les employer à propos.