Métronome

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Métronome. Comme il est très important pour l’exécution d’un morceau de musique d’en trouver le mouvement précis, et qu’à cet égard les indications d’andante, adagio, allegro, presto, etc., sont le plus souvent insuffisantes, on a cherché, à diverses reprises, à inventer une machine indiquant d’une manière précise la mesure d’après laquelle un morceau doit être exécuté. Un géomètre français. Sauveur, entreprit le premier d’introduire dans la musique une évaluation plus précise du temps, et, conformément aux habitudes des mathématiciens, il employa les nombres pour cette détermination. L’instrument qu’il imagina pour fixer ainsi la valeur particulière du temps pour chaque pièce de musique reçut à bon droit le nom de chronomètre. Le plus satisfaisant fut celui que proposa le mécanicien allemand Mælzel, qui ne fit guère autre chose que perfectionner des découvertes antérieures. La principale pièce du métronome de Mælzel est un balancier dont les vibrations sont accélérées ou ralenties suivant les numéros d’une échelle placée derrière le balancier. Ces numéros indiquent le nombre des vibrations du balancier dans une minute ; conséquemment les numéros 50, 60, 80, 100, etc., indiquent que si le contrepoids est mis au niveau d’un de ces numéros le métronome donne 50, 60, 80, 100 vibrations par minute. Le métronome donne 28 degrés de mouvements. En changeant la valeur musicale des vibrations du balancier, qui peut être celle d’une croche, d’une noire, d’une blanche, ou même celle d’une mesure entière quelconque, il résulte une série de près de 200 mouvements qui expriment véritablement toutes les nuances perceptibles.