Druidesses

  • Dictionnaire infernal

Druidesses. Dans la petite île de Sena, aujourd’hui Sein, vis-à-vis la côte de Quimper, il y avait un collège de druidesses que les Gaulois appellent Senes (prophétesses). Elles étaient au nombre de neuf, gardaient une perpétuelle virginité, rendaient des oracles et avaient le pouvoir de retenir les vents et d’exciter les tempêtes ; elles pouvaient aussi prendre la forme de toute espèce d’animaux, guérir les maladies les plus invétérées et prédire l’avenir. Elles exerçaient un sacerdoce. Il y avait d’autres druidesses qui se mariaient ; mais elles ne sortaient qu’une fois dans l’année, et ne passaient qu’un seul jour avec leurs maris[1]. (Voyez aussi : Dioclétien, Velléda, etc.)

1.

Saint-Foix, Essais sur Paris, t. III, p. 384.